Le plan millionaire

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📌 À RETENIR AVANT DE LIRE TOUT LE RESTE

💡 Le monde ne se globalise plus. Il se muscle. Et ceux qui n’ont pas compris ce virage stratégique vont investir avec les règles d’un monde disparu.

Voici ce que vous allez découvrir :

– 🗺️ Pourquoi la géopolitique est redevenue le moteur n°1 de l’économie mondiale.

– 💣 Comment sanctions, armées et alliances sont devenues des armes économiques.

– 🇺🇸 Comment le “muscle américain” redessine les flux commerciaux et financiers.

– 🧭 Les implications directes pour vos investissements en 2026.

👉 Cet article n’est pas une opinion. C’est une lecture froide d’un monde qui a changé de règles.

1. Le week-end où la géopolitique a changé de vitesse

Les forces américaines ont capturé Nicolás Maduro, l’homme fort du Venezuela. L’opération a immédiatement déclenché un séisme géopolitique.

Les débats sur X s’enflamment, mais pour un investisseur, ce n’est pas la question.

Ce qui compte, c’est:

  • ce qui vient de se passer,
  • ce qui pourrait se passer,
  • et comment les marchés réévaluent les probabilités.

Les vraies opportunités se trouvent toujours dans les effets de second et troisième ordre.

2. Le retour assumé de la Monroe Doctrine… version 2026

Ce qui revient aujourd’hui n’est pas la version “nation-building” du 20ᵉ siècle. C’est une version modernisée de la “Donroe Doctrine” américaine:

  • moins d’idéologie,
  • plus de contrôle des ressources,
  • plus de sécurisation des chaînes d’approvisionnement,
  • moins de dépendance à la Chine.

Washington veut verrouiller les matières premières critiques de son propre continent.

3. Le paradoxe pétrolier vénézuélien : des montagnes d’or noir… inutilisables

Le Venezuela revendique 300 milliards de barils de réserves, soit 17 % des réserves mondiales. Mais ce chiffre est trompeur :

  • reclassifications politiques sous Chávez,
  • pétrole extra-lourd difficile à extraire,
  • infrastructures délabrées,
  • absence d’investissements depuis 20 ans.

D’où le paradoxe :

AnnéeProduction vénézuéliennePart mondiale
1970s3,5 millions b/j>7 %
2026~1 million b/j<1%

Comment le pays a détruit sa propre industrie

  • nationalisations agressives,
  • expropriations,
  • fuite des capitaux,
  • corruption,
  • infrastructures abandonnées.

Pour relancer la production, il faudrait 50 à 200 milliards de dollars et plusieurs années, les experts parlent de minimum 10 ans.

4. Pourquoi les prix du pétrole montent au lieu de baisser

Les marchés savent que :

  • relancer le Venezuela prendra du temps,
  • les infrastructures sont en ruine,
  • les risques politiques restent élevés.
  • il y a mondialement assez de pétrole pour le moment

Résultat : le pétrole a progressé de +1,9 % cette semaine.

5. Les marchés ont choisi leurs gagnants — et ce ne sont pas les producteurs

Les services pétroliers explosent

  • Schlumberger (SLB) +16 %
  • Halliburton (HAL) +14 %
  • Baker Hughes (BKR) +10 %

Ce sont eux qui reconstruiront les puits et pipelines.

Les raffineurs américains en position idéale

  • PBF Energy (PBF) +19 %
  • Valero (VLO) +18 %
  • Phillips 66 (PSX) +12 %

Leur configuration est parfaite pour traiter le brut lourd vénézuélien.

Chevron, le seul major déjà sur place

  • Chevron (CVX) +4 %

La bourse vénézuélienne en délire

  • IBC : +75 % en deux jours

6. Le grand perdant potentiel : le Canada

Le brut vénézuélien est un substitut direct au brut canadien. Les marchés l’ont compris :

  • CNQ -7 %
  • Cenovus -3 %
  • Imperial Oil +3 %
  • Suncor +3 %

Le Canada exporte 3,5 millions de b/j vers les États-Unis. C’est un privilège… mais aussi une vulnérabilité.

7. Quand on dézoome : ce n’est plus une histoire de pétrole

La capture de Maduro a ravivé des ambitions américaines beaucoup plus larges.

Greenland, acte II

Dès que l’idée d’acquérir le Groenland a refait surface :

  • Critical Metals (CRML) +94 %,
  • hausse des probabilités de contrôle américain sur le canal de Panama.

Pourquoi le Groenland ?

  • terres rares,
  • ressources minières,
  • position stratégique dans l’Arctique.

Le fil conducteur : réduire la dépendance à la Chine

Les États-Unis cherchent à sécuriser :

  • pétrole,
  • gaz,
  • métaux critiques,
  • routes maritimes,
  • zones d’influence.

8. La conclusion stratégique

Deux questions dominent :

1. Quels actifs bénéficient de ce nouveau monde — et lesquels en souffriront?

Les gagnants :

  • services pétroliers (SLB, HAL, BKR),
  • raffineurs américains (PBF, VLO, PSX),
  • infrastructures énergétiques et logistiques,
  • métaux critiques hors Chine,
  • supply chains occidentales.

Les perdants :

  • producteurs canadiens de pétrole lourd,
  • pays émergents dépendants de la Chine,
  • actifs exposés aux tensions géopolitiques.

2. Les États-Unis — et donc les actions américaines — vont-ils en bénéficier?

La réponse est oui — et probablement bien plus qu’on ne l’imagine. L’intervention au Venezuela ne se limite pas à un dossier pétrolier : elle s’inscrit dans un rapport de force mondial où énergie, technologie et puissance économique sont désormais indissociables.

🇺🇸 1. Une énergie meilleur marché pour renforcer l’avantage technologique américain

La compétitivité chinoise repose en partie sur un accès à une énergie à bas coût. En sécurisant une nouvelle source de pétrole lourd sur son propre continent, Washington réduit mécaniquement cet avantage. Ce mouvement, loin de s’éloigner de la doctrine America First, en constitue en réalité le prolongement logique : garantir aux entreprises américaines une énergie abondante, stable et bon marché.

Or, ce n’est pas anodin. Deux ingrédients déterminent aujourd’hui la capacité d’un pays à dominer l’intelligence artificielle :

    • une énergie peu coûteuse, indispensable pour alimenter les centres de données ;
    • un crédit accessible, permettant d’investir massivement dans les infrastructures numériques.

Ce sont précisément ces deux leviers qui ont soutenu la croissance américaine ces derniers trimestres. Les développements actuels renforcent donc un environnement déjà favorable à la poursuite de cette dynamique, consolidant la domination technologique des États-Unis.

🛢️ 2. Une stratégie qui affaiblit les adversaires stratégiques

L’impact dépasse largement le cadre économique.

    • L’OPEP : avec un Venezuela sous influence américaine, toute tentative de soutenir artificiellement les prix du pétrole devient plus difficile.
    • La Russie : des prix durablement contenus réduisent ses revenus pétroliers, donc sa marge de manœuvre géopolitique.
    • La Chine : principal investisseur dans les capacités pétrolières vénézuéliennes, elle dépend pour environ 5 % de ses importations de ce pays. La reprise en main américaine limite son influence dans l’hémisphère occidental.
    • Cuba : déjà fragilisé, le régime dépend du pétrole bon marché vénézuélien. La nouvelle donne pourrait l’affaiblir davantage.

En d’autres termes, Washington renforce simultanément sa propre position tout en compliquant la stratégie énergétique de ses rivaux.

📈 3. Conséquence directe : un soutien structurel aux actions américaines

Quand un pays contrôle :

    • ses sources d’énergie,
    • ses chaînes d’approvisionnement,
    • ses routes maritimes,
    • et une partie des matières premières critiques,

il contrôle aussi les prix, les marges, les flux de capitaux et la stabilité économique.

Dans un monde instable, les marchés privilégient naturellement l’actif le mieux protégé.

Et aujourd’hui, cet actif reste le marché américain.

🧭 Conclusion finale

L’intervention au Venezuela marque un tournant stratégique. Après une phase centrée sur la protection du marché intérieur, la politique américaine entre dans une nouvelle étape : projeter sa puissance pour consolider son hégémonie économique, énergétique et technologique.

En sécurisant des ressources clés, en affaiblissant ses adversaires et en renforçant les conditions d’une croissance tirée par l’intelligence artificielle, Washington pose les bases d’un cycle durable. Si cette stratégie aboutit, les entreprises américaines — et donc les marchés financiers américains — devraient en être les principaux bénéficiaires.

À ce stade, l’équilibre des forces est tel qu’il devient difficile de parier contre les États-Unis.

Même si les valorisations restent élevées à mon goût, je continue d’investir en actifs américains, car ce nouveau régime géopolitique leur est structurellement favorable.

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