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Le paradoxe continue. Malgré un contexte géopolitique explosif — tensions Iran–États-Unis, intervention américaine au Venezuela, attaques en mer Rouge — le prix du pétrole reste étonnamment faible.
Et ce calme apparent n’a rien d’un mystère : le marché est saturé.
En 2026, l’Agence internationale de l’énergie anticipe un excédent mondial de 3,8 millions de barils par jour. Une surabondance historique qui écrase mécaniquement les tensions géopolitiques.
Le secteur pétrolier se réveille… mais pour de mauvaises raisons
Depuis le début de 2026, les actions pétrolières ont bondi de +12% en quelques semaines. Ce rebond n’a rien d’un signal structurel : il est purement géopolitique.
Pourquoi ce rebond ?
Les tensions entre l’Iran et les États-Unis ont ravivé les craintes de perturbations sur l’offre mondiale. Le marché a réagi par réflexe : hausse du baril, hausse des majors.
Mais ce sursaut reste fragile. Le secteur pétrolier demeure ultra‑cyclique, entièrement dépendant du prix du baril… lui‑même dépendant d’une offre mondiale toujours abondante.
👉 Je ne recommande toujours pas d’y investir.
Une surabondance mondiale qui neutralise les crises
Les investisseurs ne regardent plus les événements ponctuels : ils scrutent l’équilibre structurel entre l’offre et la demande.
Et cet équilibre penche clairement du côté de l’offre :
excédent mondial : 3,8 Mb/j
production américaine record
retour progressif de certains producteurs
ralentissement de la demande en Europe et en Chine
Résultat : même un choc géopolitique majeur peine à faire bouger durablement les prix.
Les prévisions restent inchangées : 👉 un baril sous les 60 dollars en 2026.
Le Venezuela : géant des réserves, nain de la production
Le pays possède les plus grandes réserves prouvées au monde. Mais il ne produit que 850 000 barils/jour, soit moins de 1% de l’offre mondiale.
Pourquoi le Venezuela ne peut pas influencer les prix ?
infrastructures délabrées
manque d’investissements
instabilité politique
dépendance technologique
Même une levée totale des sanctions américaines ne suffirait pas à changer la donne.
👉 Impact sur les prix : quasi nul.
Court terme : un effet baissier, pas haussier
Contre‑intuitif mais logique : plus d’accès au pétrole vénézuélien = plus d’offre = pression baissière.
C’est pourquoi le Brent n’a presque pas réagi lorsque cela est arrivé.
Moyen terme : une reconstruction très lente
Même avec des capitaux américains, il faudra des années pour :
remettre à niveau les installations
moderniser les pipelines
réhabiliter les champs
stabiliser le cadre fiscal et politique
Aucune hausse significative de production avant longtemps.
Qui profite réellement de la situation ?
Les majors américaines
Chevron
ExxonMobil
Elles sécurisent de nouvelles réserves alors que le Permian approche de son pic.
Les sociétés de services pétroliers
Halliburton
Baker Hughes
Schlumberger
Elles seront indispensables pour reconstruire le secteur vénézuélien.
2025 : des profits résilients malgré un baril plus faible
En 2025, le Brent a reculé d’environ 15%, autour de 69 dollars. Pourtant, les majors ont tenu bon.
Pourquoi ?
discipline financière
réduction des coûts
hausse des volumes (Permian, Guyana, GNL)
investissements mieux ciblés
ExxonMobil a vu son bénéfice net baisser de 15%… mais reste à 28,8 milliards de dollars.
Dividendes prioritaires, rachats d’actions ajustables
En 2025 et 2026, le message est clair : 👉 le dividende est sacré.
Exxon : 17,2 Md$ de dividendes + 20 Md$ de rachats
TotalEnergies : dividende en hausse, rachats ralentis
Shell : rachats maintenus début 2026
BP : rachats suspendus pour réduire la dette
Les rachats d’actions servent de variable d’ajustement. Une coupe dans le dividende serait un signal catastrophique.
Un ETF pour s’exposer malgré tout
Pour ceux qui souhaitent malgré tout s’exposer au secteur, un ETF se distingue :
iShares MSCI World Energy Sector UCITS ETF
Principales positions :
Exxon : 19,3%
Chevron : 10,9%
Shell : 7,1%
C’est l’option la plus simple pour une exposition diversifiée.
Mon conseil : prudence
Le rebond actuel est largement lié aux tensions Iran–États-Unis.
Si la situation se détend, les prix peuvent retomber très vite. Si elle s’aggrave, ils peuvent s’envoler.
Mais en dehors de ces risques géopolitiques :
le marché reste excédentaire
les renouvelables progressent
les prévisions de l’EIA sont baissières :
69 $ en 2025
58 $ en 2026
53 $ en 2027
👉 Le potentiel de croissance des bénéfices est limité.
👉 Je ne suis pas à l’achat sur les compagnies pétrolières.
Comment investir dans les
ETF en bourse
Rendement élevé, accès facile, frais réduits, les ETF/trackers permettent, à partir de quelques dizaines d’euros seulement, de se constituer un portefeuille bien diversifié et négociable en Bourse.
Voici la formation pour bien débuter.
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