

Le pétrole est loin d’être mort.
Malgré les pressions écologiques et les restrictions d’investissement, TotalEnergies continue de croître et affiche des ambitions stratégiques.
Mais la transition énergétique et les politiques de Trump bouleversent les règles du jeu. Entre les incertitudes géopolitiques, les fluctuations du prix du baril, et les nouvelles réglementations, investir dans les actions Total est-il encore une bonne idée ?
Dans cet article, vous allez découvrir les perspectives réelles du groupe, ses forces, ses risques, et les stratégies à adopter pour ne pas se tromper.
Les actions TOTAL dans le secteur énergétique
Le pétrolier français Total est le cinquième producteur au niveau mondial et couvre tant les activités d’exploration et de production que de raffinage et de distribution.
Il est aussi de plus en plus actif dans le gaz.
Même décriées, les hydrocarbures constituent toujours près de 60% du mix énergétique mondial.
C’est d’autant plus le cas que d’autres sources d’énergie, comme le charbon ou le nucléaire en Allemagne, ont été aussi poussées vers la sortie.
Or, la transition énergétique prendra des décennies et, d’ici là, on ne peut se passer des hydrocarbures.
Mais pour en produire, il faut de l’investissement, lequel est de plus en plus difficile à obtenir pour les entreprises du secteur, du fait de la montée en puissance des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de bonne Gouvernance).
Investisseurs, fonds, banques et assureurs s’écartent du pétrole et du gaz, jugés trop polluants.
Tout a débuté avec les restrictions imposées au financement de pétrole issu de sables bitumineux ou de forages en Arctique.
Mais aujourd’hui, certains acteurs majeurs, comme des banques scandinaves ou le fonds souverain norvégien, excluent de leurs investissements l’ensemble du secteur des hydrocarbures.
Pour toutes ces raisons, l’investissement dans le pétrole et le gaz est en berne.
Et sans investissement, difficile d’augmenter, voire maintenir, les capacités de production.

Mes conseils pour le secteur pétrolier restent inchangés
Je ne modifie donc pas les conseils que j'ai déjà donné dans ma lettre d'information et dans mes formations.
Conservez les actions des géants du secteur, tels BP, Chevron, Exxon Mobil, Iberdrola, Repsol, Royal Dutch Shell.
Évitez par contre les petits acteurs pétroliers, plus fragiles.
Action Total: perspectives
En ce qui concerne plus spécifiquement les perspectives pour les actions Total, continuez votre lecture.
Le groupe a aussi précisé ses ambitions dans l’énergie renouvelable, qui doivent faire de lui un groupe multi-énergie, délaissant la stratégie axée jusqu’ici sur la hausse constante de la production de pétrole.
D’ici 2030, il veut augmenter de 50% ses investissements dans le renouvelable et baisser de 30% ses ventes de produits pétroliers. Il compte aussi doubler ses ventes de gaz naturel liquéfié.
Dans les projections futures pour 2030, les combustibles fossiles représentent cependant encore 80% des produits vendus. Ceci est compensé par 15% d'électricité et 5% d'hydrogène et de biomasse.
Pour 2025, il vise une capacité de 35 GW dans le renouvelable (contre 25 visés jusqu’ici).
En 2030, il disposera de 100 GW de capacités dans le renouvelable.
De récents investissements dans l’énergie solaire en Espagne viennent ainsi d’être annoncés.
Total devra cependant prouver que cette réorientation peut se faire sans affecter la rentabilité.
TotalEnergies prend des mesures prudentes dans ce domaine, mais va un peu plus loin dans ses promesses climatiques que les géants pétroliers américains comme ExxonMobil et Chevron.
TotalEnergies a encore du pain sur la planche.
[divi_shortcode id="257993"]Les perspectives à moyen terme de TotalEnergies sont incertaines.
En effet, le prix du baril de pétrole peut être affecté par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient, dont la durée et l'évolution sont imprévisibles, la politique de l'Opep+ et ses alliés, les politiques de Trump et les pressions sur la croissance économique mondiale.
Ces facteurs peuvent avoir des répercussions positives ou négatives sur la demande, ce qui rend difficile de prédire l'avenir de TotalEnergies.
Le contrôle des coûts se poursuit pour conserver un seuil de rentabilité bas.
Le groupe tire à cet effet profit de sa stratégie d’investissement dans le gaz.
À partir de 2026, TotalEnergies participera au Qatar au développement d’un important projet de production de gaz naturel liquéfié (GNL) pour une production totale de 32 millions de tonnes par an.
Récemment sorti du GNL russe, TotalEnergies signe ainsi un accord qui le repositionne sur ce marché en croissance (compte tenu de la transition énergétique, de l’embargo sur le pétrole russe).
L’accord n’aura cependant pas de retombée immédiate sur le résultat.
Par ailleurs, TotalEnergies va prendre 25% d’une coentreprise en Inde, dédiée à la production d’hydrogène vert.
En parallèle, conformément à la nouvelle orientation stratégique, Total maintient ses investissements dans l’énergie renouvelable.
Mais cela reste l'un dans l'autre assez modeste.
On peut se demander pourquoi une entreprise comme TotalEnergies investit si peu dans les énergies renouvelables.
La réponse est claire: les rendements sont encore bien trop faibles.
On le voit aussi chez Shell et d'autres entreprises américaines: ils veulent maximiser leurs profits.
Et si vous deviez demander aux actionnaires de choisir entre un dividende plus élevé pour leurs actions Total et plus d'énergie renouvelable, le choix serait tout aussi clair.
Regardez les prédictions de l'Agence Internationale de l'Énergie: elles indiquent que la demande de pétrole va augmenter dans les trente ou quarante prochaines années.
Les entreprises comme TotalEnergies savent donc que leurs profits ne baisseront pas tant qu'elles continueront à faire ce qu'elles font.

Investissements dans l’électricité verte et le gaz naturel
La crise économique et la chute du prix du pétrole en 2020 ont poussé Total à prendre des mesures immédiates.
Avec relativement de succès.
Total accentue ses investissements dans l’électricité verte et le gaz naturel pour faire évoluer son modèle.
Si 50% de ses investissements restent dans le pétrole, ils devront montrer des coûts de production très bas et présenter des émissions de CO2 sous la moyenne des projets en cours.
Le groupe affiche un bilan relativement solide (qui lui permet de financer les investissements) et une bonne gestion.
Le dividende des actions Total n’est pas en danger et reste solide au fil des années.
Le secteur du pétrole brut se retrouve face à une incertaine visibilité et le marché pétrolier est actuellement loin d’être stable.
Acquisitions
TotalEnergies a également la capacité de financer des acquisitions.
Le plus intéressant serait une opération dans l'énergie renouvelable, pour y accélérer son développement.
Cela permettrait aussi de mettre en sourdine les demandes de taxation sur les superprofits, de plus en plus pressantes en France.
Dans l’immédiat, le PDG de TotalEnergies préfère sécuriser son dividende et racheter ses actions propres.
Le problème russe
La présence encore récente de TotalEnergies en Russie pour l’exploitation du GNL (alors que ses concurrents ont quitté le pays) a inquiété les investisseurs.
Pour faire taire les critiques, TotalEnergies a finalement cédé des actifs russes.
Une bonne nouvelle qui peut rendre un peu de souffle à l’action à très court terme.
Confiance du groupe
Alors que BP prévoit une baisse de sa production de 25% pour 2030 et que Shell fait le choix de la stabilité, TotalEnergies vise une hausse annuelle de sa production d’hydrocarbures de 2 à 3% au cours des 5 prochaines années (contre +1,5% visé précédemment).
Le groupe veut répondre à la forte demande mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL) en augmentant sa production de 50% entre 2023 et 2030, grâce à ses implantations au Qatar, aux USA et au Mozambique.
En 2028, les ventes d’hydrocarbures feront grimper les liquidités générées de 3 milliards de dollars.
De quoi distribuer aux actionnaires plus de 40% de ces liquidités (contre 35 à 40% visés auparavant et un objectif de 30 à 40% pour Shell).
Cela souligne la confiance du groupe dans ses perspectives de moyen terme.
Dans de domaine des énergies vertes, le groupe vise pour 2028 une production de 100 TWh (contre environ 40 fin 2023 et 60 fin 2025), laquelle permettra alors de générer des liquidités et d’améliorer la rentabilité de l’activité.
Le groupe confirme qu’il investira chaque année 4 milliards de dollars dans ce secteur.
Le chiffre n’a pas été relevé, ce qui peut révéler une certaine prudence. Il représente environ 25% des investissements totaux du groupe.
Mes recommandations pour l'action Total
Au 2e trimestre 2026, le groupe a profité de la hausse des prix du pétrole, qui a compensé la perte de production au Moyen Orient. Il a aussi dégagé de bons résultats dans le raffinage et la pétrochimie.
Ces bons résultats, avec notamment un très bon cash
flow au 1er semestre (+67% à 14,2 milliards de dollars) lui permettent de confirmer sa politique de rémunération des actionnaires.
Je table sur un dividende 2026 total de 3,60 EUR brut, soit un rendement de 4,8% brut. L'action reste dépendante du prix du pétrole mais peut être conservée pour son dividende.
🚀 Une expansion stratégique malgré les incertitudes.
Le secteur du GNL, axe majeur de croissance, reste dynamique et de nouveaux projets sont déjà dans les cartons.
📉 Mon verdict
Je suis convaincu que l’évolution du cours et des résultats restera liée au prix du pétrole.
La demande mondiale montre des signes de ralentissement, mais TotalEnergies démontre une résilience exceptionnelle.
🛑 Mon conseil: conservez.
🔥 Investir uniquement dans TotalEnergies? Une erreur stratégique.
Si vous êtes majoritairement, voire totalement investi en actions TotalEnergies, vous faites fausse route. Vous mettez en danger votre patrimoine, votre avenir et celui de vos proches.
📉 La monoculture financière: un piège à éviter.
Miser tout ou beaucoup sur une seule entreprise, même un géant comme TotalEnergies, est une erreur monumentale. Un portefeuille équilibré et diversifié est la seule vraie stratégie gagnante.
💡 Une approche intelligente.
Dans mes formations, je vous montre comment bâtir un portefeuille robuste, avec des valeurs stratégiques et un équilibre parfait. Sortir du piège du tout-pétrole, c’est assurer votre sécurité financière.
⚠️ Les incertitudes à court terme.
Les marchés évoluent, les crises ne préviennent pas. C’est pourquoi je vous apprends à intégrer des valeurs refuges qui ont survécu aux pires chocs économiques.
📌 Diversification et vision long terme: les clés du succès en Bourse.
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